Un éclairage pratique avec PJB Formation
Chez PJB Formation, nous constatons régulièrement en formation que de nombreuses entreprises méconnaissent les conditions d’organisation des élections du Comité Social et Économique (CSE). Or, la mise en place du CSE est une obligation légale dès lors que certaines conditions sont remplies. Alors, qui peut (ou doit) lancer ces élections ? Et dans quels cas une initiative extérieure peut-elle intervenir ?
L’initiative revient d’abord à l’employeur
Selon l’article L2311-2 du Code du travail, la mise en place du CSE est obligatoire dans toute entreprise d’au moins 11 salariés pendant 12 mois consécutifs.
De plus, l’article L2314-4 impose à l’employeur d’informer les salariés de l’organisation des élections dans le mois qui précède l’expiration des mandats en cours. Si un accord collectif fixe une durée différente (entre 2 et 4 ans), c’est cette durée qui s’applique.
📌 En pratique, l’information doit être diffusée par tout moyen permettant de dater avec certitude (affichage, mail, intranet, etc.).
Chez PJB Formation, nous insistons sur le fait que cette obligation ne relève pas de la négociation, mais bien du respect du droit social.
Et si l’employeur ne fait rien ?
L’article L2314-8 du Code du travail est clair : tout salarié ou toute organisation syndicale représentative peut demander l’organisation d’élections si l’employeur ne les engage pas spontanément.
Dès réception d’une telle demande, l’employeur a un délai d’un mois pour lancer le processus électoral. À défaut, il peut être mis en demeure, voire poursuivi devant le tribunal judiciaire.
🔎 Ce point est régulièrement abordé dans nos formations CSE, avec des exercices pratiques :
- Comment rédiger une demande écrite ?
- Comment réagir si l’entreprise reste silencieuse ?
- Quels recours engager si les droits ne sont pas respectés ?
Cas particulier : le procès-verbal de carence
Lorsque des élections ont bien été convoquées mais qu’aucun salarié ne se présente, un PV de carence est établi (articles L2314-9 et D2314-1).
Cela suspend toute nouvelle initiative pendant 6 mois. Une fois ce délai écoulé, la procédure peut être réactivée à la demande d’un salarié ou d’un syndicat.
🧩 Exemple réel vu en formation : Une entreprise de 15 salariés a établi un PV de carence faute de candidats. Trois mois plus tard, un salarié motivé veut se présenter. Il faut attendre les 6 mois complets avant de relancer une procédure.
Pourquoi cette question est essentielle en formation CSE et SSCT ?
PJB Formation, nous vous formons à :
- Comprendre vos droits dans toutes les configurations d’entreprise,
- Identifier les échéances légales,
- Et agir avec les bons outils juridiques (modèles de lettres, calendrier, jurisprudence).



